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- Prix Nouvelle scientifique de la SCBM: Kieran Campbell
- Prix du Scientifique chevronné de Canadian Science Publishing: Mary-Ellen Harper
- Conférence d’honneur Jeanne Manery Fisher: Keiko Yoshioka
- Médaille d’or Arthur-Wynne-SCBM: Eric Brown
Prix Nouveau Scientifique de la SCBM
Le Prix du nouveau chercheur de la SCBM reconnaît des travaux de recherche méritoires dans un ou plusieurs domaines de la biochimie, de la biologie moléculaire ou cellulaire au Canada. Les récipiendaires comptent dix années ou moins d’expérience en recherche indépendante et démontrent des réalisations scientifiques exceptionnelles.
Lauréat : Kieran Campbell, PhD, MSc

Chercheur principal et scientifique au Lunenfeld-Tanenbaum Research Institute, professeur adjoint à l’Université de Toronto, et membre affilié de l’Ontario Institute for Cancer Research et du Vector Institute.
Biographie:
Le Dr Kieran Campbell a obtenu son doctorat (DPhil) en génomique statistique à l’Université d’Oxford, après une formation initiale en biologie computationnelle et en physique mathématique. Il a ensuite effectué un stage postdoctoral à l’Université de la Colombie-Britannique et à la BC Cancer Agency en tant que boursier Banting, où il a développé une expertise en génomique du cancer et établi des collaborations avec des chercheurs expérimentaux.
En 2020, le Dr Campbell a établi son programme de recherche indépendant au Lunenfeld-Tanenbaum Research Institute et à l’Université de Toronto, où il est aujourd’hui chercheur principal et professeur adjoint avec des affiliations croisées en génétique moléculaire et en sciences statistiques. Ses recherches portent sur le développement de méthodes d’apprentissage automatique et statistiques pour l’analyse de jeux de données ‘omiques à grande échelle, notamment spatiaux et unicellulaires. Ses travaux ont donné lieu à des outils computationnels largement adoptés, permettant une caractérisation robuste et évolutive des phénotypes cellulaires, et contribuant à l’avancement de l’étude du cancer et d’autres maladies complexes.
Depuis le début de sa carrière indépendante, le Dr Campbell a obtenu des financements compétitifs majeurs, dont une Chaire de recherche du Canada en apprentissage automatique pour la biomédecine translationnelle et un prix du chercheur en début de carrière de l’Ontario. Il a publié de nombreux articles dans des revues de premier plan telles que Nature Biotechnology, Nature Communications et Genome Biology, et ses logiciels en libre accès sont largement utilisés par la communauté scientifique.
Le Dr Campbell est également reconnu pour son approche collaborative et interdisciplinaire, contribuant à des travaux en génomique, en imagerie et en biologie computationnelle. En plus de ses contributions scientifiques, il s’engage activement dans la formation et le mentorat, supervisant des étudiants aux cycles supérieurs et des stagiaires postdoctoraux issus de multiples disciplines.
Prix du Scientifique chevronnée de Canadian Science Publishing:
Ce prix reconnaît un dossier d’excellence soutenue en recherche dans un ou plusieurs domaines de la biochimie, de la biologie moléculaire ou cellulaire, réalisé au Canada par un scientifique canadien.
Lauréate : Mary-Ellen Harper, PhD

Professeure à la Faculté de médecine de l’Université d’Ottawa. La Dre Harper est titulaire d’une Chaire de recherche du Canada de niveau 1 en bioénergétique mitochondriale et santé métabolique. Elle a récemment occupé des rôles de direction, notamment comme directrice de l’Institut de biologie des systèmes de l’Université d’Ottawa (2019–2026) et directrice du programme MATRIX (2018–2025), un programme CREATE du CRSNG regroupant les universités d’Ottawa, de Montréal et McGill.
Biographie:
Les recherches de la Dre Mary-Ellen Harper portent sur les mécanismes régissant la conversion de l’énergie mitochondriale, notamment la fuite de protons via les protéines découplantes (UCP), les translocases des nucléotides adényliques (ANT) et l’organisation des supercomplexes mitochondriaux. Ces processus jouent un rôle central dans la régulation de la production d’ATP, de la thermogenèse, du stress oxydatif et de la signalisation cellulaire, avec des implications importantes pour des maladies métaboliques telles que le diabète et l’obésité, ainsi que pour les cardiomyopathies, les maladies neurodégénératives et le cancer. Ses travaux intègrent des approches moléculaires, physiologiques et translationnelles, allant de systèmes in vitro à des modèles animaux, en passant par la bioinformatique et des études chez des patients.
Au-delà de ses contributions scientifiques, la Dre Harper a joué un rôle majeur dans le développement de la formation et des infrastructures de recherche au Canada. En tant que directrice de l’Institut de biologie des systèmes de l’Université d’Ottawa, elle a dirigé la mise en place de programmes de formation interdisciplinaires et établi des partenariats avec des organismes nationaux, notamment le Conseil national de recherches du Canada et les Laboratoires nucléaires canadiens. Ces initiatives ont permis de former et de soutenir plus de 200 stagiaires et d’élargir les possibilités à l’interface entre le milieu universitaire, le gouvernement et l’industrie.
Le programme de recherche de la Dre Harper est financé par les Instituts de recherche en santé du Canada, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada, le Conseil national de recherches du Canada et les Laboratoires nucléaires canadiens. Elle a publié plus de 225 articles évalués par les pairs, totalisant plus de 23 000 citations et un indice h de 75. Ses contributions ont été reconnues par de nombreuses distinctions, dont un prix pour l’ensemble de ses réalisations de Diabète Canada (2021) et le prix scientifique 2026 de l’Association des facultés de médecine du Canada.
Fervente défenseure de la formation et du mentorat, la Dre Harper a supervisé 56 étudiants de premier cycle (thèses), ainsi que 24 étudiants à la maîtrise, 15 doctorants et 13 stagiaires postdoctoraux.
Conférence d’honneur Jeanne Manery Fisher:
Ce prix est décerné en l’honneur de la professeure Jeanne Manery Fisher, biochimiste à l’Université de Toronto. Non seulement scientifique remarquable, elle était également une enseignante exceptionnelle. Elle a joué un rôle déterminant dans la création du comité sur l’égalité des chances de la Société et a œuvré activement pour la place des femmes en science. Ce prix reconnaît une scientifique canadienne éminente ayant mené une carrière distinguée en biochimie, biologie moléculaire ou cellulaire ou en génétique, grâce à des contributions exceptionnelles en recherche, en enseignement ou au service de la société.
Lauréate : Keiko Yoshioka, PhD

Professeure et vice-présidente associée aux études de premier cycle, Département de biologie cellulaire et des systèmes, Université de Toronto
Biographie
La Dre Keiko Yoshioka est professeure et vice-présidente associée aux études de premier cycle au Département de biologie cellulaire et des systèmes de l’Université de Toronto. Elle a obtenu son doctorat en biologie moléculaire végétale et en agriculture à l’Université d’Hokkaido, dans le cadre d’un programme conjoint avec le National Institute of Agrobiological Sciences (Japon). Elle a ensuite occupé des postes de recherche dans des instituts de renommée internationale, notamment au RIKEN Institute, au Waksman Institute of Microbiology (Rutgers University) et au Boyce Thompson Institute (Cornell University), avant de rejoindre l’Université de Toronto.
Les recherches de la Dre Yoshioka portent sur les mécanismes par lesquels les plantes perçoivent et transmettent des signaux intra- et intercellulaires en réponse aux stress environnementaux, en particulier les infections pathogènes. Ses travaux intègrent la biologie moléculaire, la génétique et les interactions plante–microbe afin de mieux comprendre les réponses au stress et de développer des stratégies visant à améliorer la résilience des cultures et la durabilité environnementale. Son laboratoire continue d’identifier des gènes, des protéines et des interactions microbiennes bénéfiques qui renforcent la résistance des plantes aux stress biotiques et abiotiques.
En plus de ses contributions scientifiques, la Dre Yoshioka est fortement engagée dans des collaborations internationales et des activités de rayonnement scientifique. Elle a participé à des initiatives multinationales visant à lutter contre des maladies des cultures, notamment en Afrique, où elle a contribué à des activités de formation et à l’organisation d’ateliers scientifiques. Défenseure du mentorat et de l’équité en science, elle a également soutenu des initiatives telles que des symposiums « Women in Science ». Sa carrière témoigne d’un engagement soutenu envers l’avancement des sciences végétales, la collaboration et la formation de la relève.
Médaille d’or Arthur-Wynne-SCBM
La Médaille d’or Arthur Wynne de la Société canadienne pour les biosciences moléculaires (SCBM) est décernée à une personne ayant apporté une contribution majeure aux biosciences moléculaires au Canada au cours de sa carrière. Elle est nommée en l’honneur du professeur Arthur M. Wynne, premier président de la Société, et a été créée en 2007 à l’occasion du 50e anniversaire de la SCBM. Le récipiendaire reçoit une plaque représentant le professeur Wynne.
Lauréat : Eric Brown, PhD

Professeur universitaire distingué, Département de biochimie et de sciences biomédicales, Université McMaster
Biographie
Le Dr Eric Brown est professeur universitaire distingué à l’Université McMaster et membre du M.G. DeGroote Institute for Infectious Disease Research. Il est fellow de la Société royale du Canada et a reçu de nombreuses distinctions, dont le prix Murray de la Société canadienne des microbiologistes pour l’ensemble de sa carrière.
Il a obtenu son doctorat en biochimie à l’Université de Guelph, où il a étudié l’utilisation de la proline chez les bactéries sous la direction de la professeure Janet Wood. Il a ensuite effectué un stage postdoctoral à la Harvard Medical School dans le laboratoire du professeur Christopher Walsh, portant sur la biosynthèse de la paroi cellulaire bactérienne. Il a par la suite travaillé plusieurs années dans le secteur pharmaceutique à Boston, notamment chez Myco Pharmaceuticals et Astra Research Center Boston, avant de rejoindre l’Université McMaster en 1998.
Le Dr Brown est reconnu à l’échelle internationale pour ses contributions à la recherche sur les antibiotiques et la découverte d’agents antimicrobiens. Ses travaux intègrent la biologie chimique, la microbiologie et la biologie des systèmes afin d’explorer la physiologie bactérienne et d’identifier de nouvelles stratégies pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens. Ses recherches ont permis de mieux comprendre le fonctionnement des antibiotiques et de proposer de nouvelles approches en découverte de médicaments, avec un accent sur la translation des découvertes fondamentales vers des applications thérapeutiques.
En plus de ses contributions scientifiques, le Dr Brown a fait preuve d’un leadership remarquable au sein de la communauté scientifique. Il a été directeur du Département de biochimie et de sciences biomédicales et directeur fondateur du programme Biomedical Discovery and Commercialization de McMaster. Il a occupé de nombreux rôles de service à l’échelle nationale et internationale, notamment comme président de la Société canadienne de biochimie, de biologie moléculaire et cellulaire. Il a également contribué à des organismes majeurs, dont le comité d’évaluation médicale de la Fondation Gairdner, les Instituts de recherche en santé du Canada et l’initiative conjointe européenne sur la résistance aux antimicrobiens.
La carrière du Dr Brown reflète un engagement soutenu envers l’avancement de la recherche biomédicale, l’innovation et le renforcement de la communauté scientifique par le leadership, le mentorat et le service.






